Afrique / Au Tchad, Succès Masra laisse à Idriss Déby une porte de sortie honorable: l’amnistie et un poste à l’international

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Succès Masra, qui a créé son mouvement politique, « Les Transformateurs », apparaît au Tchad comme la « figure montante de l’opposition et comme celui qui dérange le pouvoir d’Idriss Déby », selon le journal Jeune Afrique qui vient de lui accorder une nouvelle interview.

Encore Jeune Afrique braque ses projecteurs sur Succès Masra ! En moins d’un an, le tchadien Succès Masra a eu droit à plusieurs interviews accordées par Jeune Afrique et des médias internationaux. Pourquoi tant d’attention donnée à ce jeune novice en politique dont le mouvement n’est toujours pas officiellement reconnu en tant que parti politique au Tchad ? Qui est derrière ce gavage médiatique des oies tchadiennes ?

Il faut que le jeune Succès Masra, néophyte en politique comprenne que l’opinion publique tchadienne n’est pas dupe. Le temps, où les informations données par certains médias internationaux sont traitées comme paroles d’Évangile, est dépassé.

La dernière édition de l’hebdomadaire Jeune Afrique consacre plus de 40 pages pour embellir le Tchad d’Idriss Déby, où Dr Succès Masra est présenté comme une alternative à une dictature vieillissante.

« Pour nous, les promesses de liberté, de démocratie et de développement faites depuis près de trente ans n’ont pas été tenues. Les contre-performances sont visibles : notre pays est le dernier en matière de compétitivité, moins d’un Tchadien sur dix a accès à l’électricité, moins de 20 % de la population a accès à l’eau potable… C’est ça qui me préoccupe. Nous, nous n’avons pas d’ennemi, à part l’injustice. Nous voulons construire un Tchad inclusif pour tout le monde », a déclaré à Jeune Afrique le leader des « Les Transformateurs ».

Jeune Afrique : avec quel programme et quelle stratégie ?

Notre stratégie, c’est le dialogue à travers le pays, afin de coproduire un « projet de développement intégral » pour le Tchad. L’actuel chef de l’État, lui, doit créer les conditions d’une alternance pacifique et démocratique qui permettra aux Tchadiens de travailler ensemble à ce projet. Et, parce qu’il aura servi le pays sur les questions sécuritaires, Idriss Déby Itno pourra demain continuer à jouer un rôle, pourquoi pas celui d’envoyé spécial auprès de l’Union africaine ou de l’ONU sur ces problématiques. Contrairement à ce que disent nos détracteurs, après lui, ça ne sera pas le déluge, puisqu’il sera encore là. Ce serait une porte de sortie honorable. Trente ans au pouvoir, ça suffit.

Source TchaConvergence

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