CONFÉRENCE NATIONALE, 31ANS APRÈS: Changez le coup de l’histoire sans violence !-NordBénin

 

Le Dimanche 28 Février 2021, les beninois ont fêté 31ans de la tenue de la conférence nationale de ses forces vives. Sans armes en main ni aucun comportement de violence,le génie beninois a triomphé sur les intérêts égoïstes.

En 1989 au Bénin, la crise financière, économique, sociale et politique qui a commencé vers 1986 a atteint son point culmunant en ébranlant le pouvoir du Président de la République du Bénin d’alors, Mathieu Kérékou. Cette crise a conduit, sous la pression du peuple, le comité central du PRPB, le comité permanent de l’Assemblée Nationale Révolutionnaire et le Conseil Exécutif National à décider en décembre 1989, de la tenue d’une grande assise nationale au cours du premier trimestre de l’année 1990. Il s’agit de la Conférence Nationale des Forces Vives du Bénin, organisée du 19 au 28 février 1990 dans la salle de conférence de l’Hôtel PLM ALEDJO à Cotonou. Le Bénin devient alors l’hirondelle qui annonce le printemps des conférences nationales en Afrique.

Les décisions de cette rencontre ont non seulement mis fin à la crise généralisée mais et surtout amorcé les prémisses d’un renouveau politique et politique au Bénin. Au lendemain donc de cette Conférence de 1990 et après la période de Transition réussie de 1990-1991, le pays organise constitutionnellement depuis 1991, des élections législatives et présidentielles avec une alternance au niveau du pouvoir exécutif. De la tenue de cette conférence, à l’ère du renouveau démocratique, des élections législatives de février 1991 et présidentielles de mars de la même année aux élections législatives de 2019 et celles présidentielles de 2016, les élections ont rarement connu la violence.

Il faut noter que les décisions de la conférence nationale des forces vives de la nation de février 90 ont changé la vie et la vision du Bénin. Les béninois sans armes à la main et dans un dialogue constructif ont changé le cours de leur histoire. Nous pouvons le faire une fois encore.

Alfred ADJOMAGBOSSOU

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