ABATTU FROIDEMENT À L’UAC: Théophile DJAHO immortalisé par ses pairs.-NordBenin.

Au mauvais endroit et au mauvais moment ce jour là : Théophile DJAHO repose depuis samedi dernier dans sa dernière demeure. Suite à une manifestation d’humeur des étudiants au sujet du Covid_19, l’intervention policière fut sollicitée pour maitriser les ardeurs. C’est dans cette atmosphère tendue que le jeune étudiant a trouvé la mort. Cet acte fait suite à une balle perdue d’un policier.

Étudiant en première année de géographie, Théophile Djaho a désormais une place sur l’Université d’Abomey-Calavi dédiée en sa mémoire: PLACE THÉOPHILE DJAHO. La Fédération Nationale des Étudiants du Bénin (Fneb) entend le martyriser de cette façon. La mandature 2019-2020 de la fédération n’a visiblement que ce moyen pour rendre un hommage mérité à Théophile. Au bout des enquêtes, le policier meurtrier n’a pas été identifié pour qu’on tente une justice conformément à la loi en mémoire de l’étudiant.
Laissant dans la douleur parents, proches et alliés fédérés, la mort de cet étudiant doit interpeller tout acteur du monde estudiantin. Que valent les mouvements d’humeur à l’UAC si elles doivent être soldée par des morts d’acteurs ? Cette mort-ci sonne telle pour donner raison à l’autre qui affirmait :  » On n’affronte pas l’État « . Tout en conservant le droit de manifester aux étudiants et celui de préserver la sécurité aux autorités universitaires, trouver le juste milieu des choses s’impose. Car de telles morts n’honorent ni le mouvement étudiant ni l’administration.
Les associations d’étudiants à caractère syndical se doivent de changer le fusil d’épaule. Si l’on constate l’effritement de l’action syndicale estudiantine de plus en plus aujourd’hui, il y a bien des raisons. Et des morts comme celle de Théophile DJAHO constituent bien de raisons non négligeables. « Seule la lutte paye », dit-on. Mais mieux vaut vivre pour jouir des fruits de ses luttes, estime l’autre.
L’Unseb, la fneb et l’ Uneb doivent tenir compte du caractère sacré de leur capital humain en l’éduquant quant aux voies de revendications. Et même s’il faille aller aux débrayages, elles devront cadrer leur troupe à surtout observer les mesures de respect de la quiétude des uns et des autres.
Comme pour croire en son petit nom Dieudonné. Dieu a donné, Dieu a repris. Que l’âme du patriarche repose en paix!

Sylvain ETCHOU

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