1ÈRE ÉDITION DE LA QUINZAINE DE LA REDEVABILITÉ: Social Watch Bénin sur les actions des collectivités locales pour une éducation de qualité dans l’Alibori.-NordBenin.

Dans la perspective d’améliorer la qualité du secteur de l’éducation primaire dans le département de l’Alibori, Social Watch Bénin dans sa quinzaine du programme de redevabilité en collaboration avec les parties prenantes, se penche sur les maux qui minent ce secteur. L’initiative a lieu dans les locaux de l’APIDA à Kandi dans la matinée de ce mercredi 11 décembre 2019.

‹‹ Transparence et redevabilité dans la gestion du secteur de l’éducation primaire ››, c’est le thème retenu pour la 1ère quinzaine de la redevabilité pour le compte de la commune de Kandi. L’autorité préfectorale, les acteurs en charge de l’éducation, différents chef-services de même que les membres de la société civile ont répondu présents à cette séance. L’occasion a été saisi par le préfet du département de l’Alibori, Mouhamadou Moussa d’ouvrir la séance après ses mots de bienvenue. Il exhorte les participants à la probité afin que que soient diagnostiqués tous les maux qui gangrènent l’éducation dans sa zone d’administration. Au tour de la représentante de Social Watch Bénin de planter le décors. Le secrétaire exécutif de l’APIDA Garba Say Abdou-wahab par la suite peind le tableau statistique des résultats du CEP des récentes années et soutient que ceux de l’an dernier ont été probants. Il appuie que bien que l’Alibori ait souvent fermé la marche en terme de classement, la commune de Kandi est à féliciter en raison de sa performance individuelle. S’en est suivi les différentes communications autour de la thématique, objet du débat. Des langues se sont donc déliées pour passer au peigne fin ledit exposé. Les réalités qui plombent les ailes au décollage de l’éducation dans la zone administrative de Mouhamadou Moussa s’expliquent. Au nombre de ces réalités figurent en bonne place l’effectif pléthorique dans les classes allant au delà 100 élèves, la qualité de nombre d’aspirants qui laisse à désirer, l’absence de recrutement, le manque de formation des enseignants communautaires, le manque de suivi et de contrôle des enseignants pour ne citer que ceux-là.
Dans son analyse, Kiti Didier, chef de la région pédagogique Kandi-Ségbana, trouve que ‹‹ Le défit de la qualité de l’enseignement ne passe pas seulement par le défit de la qualité de l’enseignant. Il passe aussi par celui du nombre de personnel ›› avant de dénoncer l’absence de dialogue et l’inaction coupable de certaines autorités dans l’accompagnement des activités pédagogiques dans le milieu. Plusieurs analyses, faut-il le rappeler, ont été faites dans ce secteur.
Par ailleurs, à l’issue de ces analyses, des recommandations ont été formulées en vue de redorer les blasons de l’éducation dans le département de l’Alibori.

Franck LOKOSSOU

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